Anthropologie et temporalité; introduction

 

Un souvenir me vient en tête lorsque je pense à mon expérience de l’école primaire. Je me souviens de mon enseignante, devant la classe, qui pose la question suivante : quel est le premier jour de la semaine? Immédiatement, comme plusieurs autres enfants, je lève ma main. Lorsqu’elle me choisit, je réponds avec toute la confiance du monde : lundi. Imaginez mon choc lorsqu’elle secoue la tête et m’annonce que ce n’est pas la bonne réponse. Aujourd’hui, je sais que c’est dimanche, mais à l’époque, la semaine commençait quand la semaine d’école commençait; le lundi. Cette anecdote personnelle me revient lorsque je pense au temps et à la manière dont on le vit.

Mon nom est Marie-Pierre Bellemare, votre chroniqueur Pour les prochaines minutes, si vous le voulez bien, je propose une réflexion sur notre découpage du temps dans l’Ouest par l’observation de la relation entre anthropologies et le temps. En trois temps, je souhaite peindre un portrait de cette relation en passant par son passé, son présent et son futur. De l’influence chrétienne sur le découpage temporel, en passant par le déni de la cotemporalité dans le tournant anthropologique contemporain et finissant par l’utilisation du temps comme un outil potentiel dans notre compréhension de l’humain.

Préparez une tasse de café, de thé ou toute autre boisson, asseyez-vous et prenez le temps de faire une lecture. Je souhaite qu’elle puisse se transformer en un discours qui passe au-delà des frontières de la science.


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