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Anthropologie et temporalité; conclusion

Le temps est une partie indisputable de la culture, de la société humaine. Que ce soit dans la montée du christianisme, la controverse de l’application d’un temps homogène à toutes les cultures ou encore la perception du temps dans la société occidentale, la temporalité est loin d’être fixe. La temporalité va continuer d’évoluer au travers des cultures qui vont se mouler autour d’elle. La fin de cette discussion ne signifie pas la fin du discours. Au-delà de moi, il existe déjà un monde se penchant sur le même problème. La relation entre la temporalité et la modernité est une danse qui a commencé bien avant mon temps et qui continuera au-delà de ma contribution. L’émergence de l’anthropologie du temps comme branche de l’anthropologie contemporaine est un terrain fertile et renouvelable tant et aussi longtemps qu’il y aura quelqu’un qui tentera de capturer Chronos.

Argument 3 : Prendre son temps ; le temps comme une ressource anthropologique

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L’anthropologie depuis son tournant, est dans un renouveau constant. Comme le paradoxe du temps, elle est en constante destruction et construction. Un anthropologue dit se mettre à l’idée comme pour toute science que ce qu’il ou elle écrit, remarque ou avance sera sûrement déconstruit dans quelques années. De plus, il doit être admis que, dans la société occidentale, la modernité accélère ce cycle de vie. L’écriture, la publication et le temps que cette publication est perçue comme pertinente tendent à devenir de plus en plus courts. Ceci ne s’applique pas seulement à la science, mais aussi à la vie et le vécu de l’humain. La société occidentale manque de temps. Peu importe ce que l’on fait, 24 heures ne suffisent plus pour accomplir tout ce que l’on aimerait faire en une journée. L’accélération sociale est maintenant, depuis quelques années, admise comme une conséquence de la modernité. Par ceci, on veut dire que les processus de modernisation deviennent de plus en plus rapides. Hartm...

Argument 2 : Le problème du déni de la cotemporalité dans le milieu anthropologique

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L’anthropologie est l’étude de l’humain, au travers de sa culture, la relation à l’autre et la nature. Depuis 1940, ce domaine d’étude a vu une transformation ancrée dans sa relation aux mutations du monde social. Il est généralement considéré que l’anthropologie contemporaine a vu le jour en 1970. Ceci s’est fait au travers d’une prise de conscience des anthropologues. Les institutions ont été remises en question, il y a eu les grandes décolonisations et la fin de la guerre froide, permettant une ouverture sur le monde, un plus grand partage. Tout cela pendant des avancées technologiques qui se continuent à ce jour. La lecture des cultures sous un point de vue occidentale, c’est-à-dire européenne, est revue et même critiquée. Dans une relation entre l’anthropologue et son sujet d’étude, celui avec la voix ne devrait pas être l’anthropologue, mais son sujet. Par cela, je veux dire qu’autrefois, il y avait cette image que l’anthropologue était cette figure supérieure, qui allait dans ...

Arguments 1 : Le découpage du temps occidental ; l’influence du calendrier chrétien et la linéarité appliquée au temps.

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Comment définir le temps   ? Ceci est un dilemme humain. Souvent, lorsque l’on pense à la définition du temps, on arrive à l’histoire, avec des dates bien claires, telles que la fondation d’une ville, la montée au pouvoir d’une force mondiale, des guerres, etc. Le temps peut aussi être pensé selon le découpage du temps en années, en mois, en semaines et en heures. Il y a des points de repère physiques, comme les saisons, le mouvement de la lune autour de la terre et le mouvement de la Terre autour du soleil. Nous ne sommes pas les premiers ni les derniers à penser à la façon de définir le temps. Néanmoins, il est vrai que, pour une vision occidentale, le temps est uniforme, prévisible et universel. Par cela, je veux dire que le temps occidental est presque cimenté comme un temps commun à travers le monde. Est-ce que ceci est une vérité   ? Simplement non, c’est un peu plus complexe. J’avance ici comme premier arrêt dans notre exploration de la relation du temps et de l’anthropologie ...

Anthropologie et temporalité; introduction

  Un souvenir me vient en tête lorsque je pense à mon expérience de l’école primaire. Je me souviens de mon enseignante, devant la classe, qui pose la question suivante : quel est le premier jour de la semaine   ? Immédiatement, comme plusieurs autres enfants, je lève ma main. Lorsqu’elle me choisit, je réponds avec toute la confiance du monde : lundi. Imaginez mon choc lorsqu’elle secoue la tête et m’annonce que ce n’est pas la bonne réponse. Aujourd’hui, je sais que c’est dimanche, mais à l’époque, la semaine commençait quand la semaine d’école commençait   ; le lundi. Cette anecdote personnelle me revient lorsque je pense au temps et à la manière dont on le vit. Mon nom est Marie-Pierre Bellemare, votre chroniqueur Pour les prochaines minutes, si vous le voulez bien, je propose une réflexion sur notre découpage du temps dans l’Ouest par l’observation de la relation entre anthropologies et le temps. En trois temps, je souhaite peindre un portrait de cette relation en ...